
L’entrelacs musulman, une culture de l’entrelacs
Une culture de l’entrelacs
De Grenade à Samarkande, du Mindanao Philippin à Tombouctou, la civilisation musulmane a imprimé un art de vivre dont les entrelacs illustrent la finesse, le mélange de rigueur et de liberté, de spiritualité et de mathématique. Mais quelles sont les origines des entrelacs musulmans, outre le fait que l’interdiction de représentation vivante portait à l’art non figuratif, que l’abstraction de la ferveur musulmane porte aux figurent mathématiques, que les peuples nomades dont est issue la religion musulmane avaient une culture du tressage du cuir et de l’osier ?
A l’image de la musique de Bach, la puissance poétique surgit de la rencontre de l’esprit mathématique et de l’esprit religieux. S’il y a cousinage d’intention, ce n’est probablement pas avec la baroque européen que les échanges furent le plus fructueux. Par contre quels héritages de richesse et de savoir vivre apportent Grenade, Omar Kayan, et tant de lieux, de chefs d’œuvre et d’homme de cette civilisation des plus florissantes. Avant de découvrir les transversalités dans les entrelacs, on peut déjà noter des présences d’entrelacs musulmans en Europe occidentale.
Les temps
600 à nos jours
Les lieux
La plus grande production d’entrelacs semble être née autour de la méditerranée, mais on en trouve aussi une forte production dans le sous-continent indien.
dimanche 9 août 2009, par Bernard Corbineau