
Entrelacs d’Afrique noire
L’entrelacs ne semble pas dominer la symbolique des peuples d’Afrique Noire. Mais peut-être me trompe-je ? Je les connaissais dans leur inspiration musulmane, dans l’art de la tresse ainsi que dans des bronzes du golfe du Nigeria. Jusqu’au jour très récent où je suis tombé sur des velours à la trame de raphia, produits dans le Kasaï, au centre du Congo. Entrelacs à l’imagination étonnante mêlant de façon inopinée des structures très rationnelles à des fulgurances débridées où les rythmes du jazz ne sont pas loin.
Transversalités
Pourquoi les entrelacs, outre une relative diffusion des motifs à influence musulmane, sont-ils concentrés dans certaines régions d’Afrique, correspondent-ils à des cultures particulièrement riches, des royaumes forts ? Y a-t-il eu dans certains cas une influence coloniale ou vice versa ?
Notez aussi que deux civilisations de l’entrelacs frisent l’Afrique Noire et se sont développées en Afrique, l’islam bien entendu mais aussi la chrétienté, particulièrement en Éthiopie où l’Eglise primitive a laissé de très beaux entrelacs dans les objets de culte.
Les temps
?
Les lieux
Les royaumes essentiellement ? : Bénin, Kassaï, Dahomey, au Cameroun aussi
Les arts
Tissu, Bronze, Argent, Cuir, Bois, Coiffure
dimanche 9 août 2009, par Bernard Corbineau